Photos et récit d'un voyage en Inde en mars et avril 2017.
Amber & Jaipur
Nous y allons tous ensemble, ce dimanche, avec Aftar, le chauffeur. Amber n'est pas très loin de Samode, une trentaine de km et nous y arrivons relativement rapidement malgré une circulation dense pour cause de fête des couleurs. Visite du Fort d'Amber dont les rampes d'accès sont parcourues par de magnifiques éléphants qui promènent paresseusement les visiteurs installés dans le howdah (siège installé sur le dos de l'animal). C'est une autre histoire pour arriver au City Palace de Jaipur à seulement 5 km plus loin. Nous restons immobilisés dans un embouteillage dans Hawa Mahal Road et il nous faut remonter toute la double avenue pour revenir en sens inverse et pouvoir passer Tripolia Gate, la porte d'accès au quartier du palais.
Amber. Nous peinons dans les embouteillages alors que d'autres, mieux équipés, s'en sortent très bien.
D'abord petit ouvrage construit par la dynastie Meenas, des descendants d'une réincarnation de Vishnu en poisson) qui connut son apogée au VIe siècle av. J.-C. dans la ville d'Amber, le fort actuel a été construit en grès rouge et en marbre par Raja Man Singh (1550-1614) et remanié par son descendant, Jai Singh I (1611-1667). Le palais a été la résidence des maharajas Rajput et de leurs familles.
La ronde des éléphants pour promener les visiteurs.
Jaipur, City Palace. Les premières constructions ont été faites à l'initiative de Jai Singh II entre 1729 et 1732, époque où les murs extérieurs ont été construits. Des ajouts successifs ont été faits par la suite jusqu'au XXe siècle par divers dirigeants. Ici, Mubarak Mahal.
Les Clock Towers sont très répandues en Inde. La plupart datent de l'époque britannique et sont d'architecture victorienne. Sauf celle de Jaipur qui a été construite en 1873 par le maharaja Sawai Ram Singh.
Chandra Mahal (idem suivantes).
Mardi. Mes amis sont repartis pour Delhi et m'ont laissé seul. Après une nuit supplémentaire dans mon hôtel de Samode, je reviens à Jaipur pour compléter ma visite et déambuler dans les bazars et les temples de la "Ville rose". Il fait chaud et j'aime m'arrêter auprès d'un presseur de canne à sucre pour boire le jus suave et frais. Il est servi en général dans un verre lavé d'un rapide passage à l'eau trouble mais quand le vendeur voit que je ne suis pas du coin, il utilise un gobelet en plastique à usage unique. Il m'arrivera de boire dans un verre classique sans conséquences majeures car je m'estime vacciné par mon précédent voyage. J'achète dans les dhabas (restaurants de rue) des galettes (chapatis, paranthas ou nan), des beignets (samosas, pakoras), des boulettes au sirop (gulab jamun) et des bananes, ces dernières présentant l'avantage d'éteindre l'incendie provoquée par l'abondance d'épices. Je préfère ces bouibouis aux grands restaurants sombres et climatisés où l'on sert une cuisine plus élaborée bien qu'ils présentent l'avantage de servir aussi de grandes bières Kingfisher bien fraiches.
Station Road, Sindhi Camp.
Quartier de Shastri Nagar (idem suivantes).
Porte monumentale quartier Chowkri Purani.
Tripolia Gate.
Naqqar Darwaza Gate.
Hawa Mahal, le Palais des Vents. En réalité, c'est juste une façade avec derrière des alcôves pour que les femmes du
Palais qui n'avaient pas le droit de sortir puissent
contempler le spectacle de la rue. Sympas avec leurs dames, les Rajputs...
Le spectacle de la rue Hawa Mahal Road.
Ram Niwas Garden, Central Museum (anciennement Albert Hall Museum).
Dhaba (restaurant de rue) du côté de New Gate.
Marchands de fleurs.
Dans Tripolia Bazar, le temple Tadkeshwar dédié à Shiva. La cloche hindoue sert à réveiller les divinités pour les informer de sa présence et de la prière qu'on va certainement leur adresser. Car les divinités, comme chacun sait, sont de grandes dormeuses.
Même lieu, sa majesté le taureau Nandi. Pas en or, mais en laiton et bronze, faut pas non plus pousser. Nandi est la monture de Shiva. Il symbolise l'instinct érotique. Le fait que Shiva utilise le taureau comme moyen de locomotion signifie que lui seul maîtrise les inclinations luxurieuses. L'instinct sexuel ne doit donc pas être refoulé mais plutôt développé et contrôlé. Pas mal comme point de vue.
Le City Palace vu de la tour Isarlat (Sargasooli).
Temple de Ramachandra (idem suivantes).
Accueil stylé au Laxmi Misthan Bhandar (LMB), confiserie, pâtisserie et restaurant fondée en 172.
Le soir, près de Sindhi Camp Metro Station, Station Road.
Service de l'incontournable masala chai, la boisson nationale (mélange d'épices, thé noir, sucre). Un bol et au lit car demain c'est debout avant le soleil.
Le célèbre train des Indian Railways, ici en gare de Jaipur. Pas facile de faire son choix entre les 8 classes différentes. Les "Chair Car", c'est des voitures climatisées avec des rangées de cinq sièges.
Le gardien de nuit de l’hôtel Laxmi m'a réveillé à 5 h 30 et a dépêché un tuktuk pour me conduire à la gare. Je pars pour Udaipur où je devrais arriver dans l'après-midi. La classe "chair car" est correcte. Il n' a pas trop de monde, contrairement à ce que laisse croire les clichés concernant les trains indiens bondés à l’extrême. Les sièges en skaï sont un peu vermoulus mais spacieux. Plus tard, la ronde raisonnable des colporteurs rompt la monotonie du voyage. Le vendeur me dévisage et me propose un chai sans conviction. Il est étonné de me voir accepter. Un autre lui succède en laissant dans son sillage des odeurs épicées. Les autres voyageurs sont des Indiens la plupart voyageant seuls. Des ingénieurs ou des fonctionnaires en voyage professionnel. Les paysages sont agréables. Succession de champs de céréales où des paysans font la moisson.
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